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 Taki Reisui

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Messages : 217
Date d'inscription : 20/01/2012
Age : 21
Localisation : Dans le sud ♥
MessageSujet: Taki Reisui   Dim 22 Jan - 3:44



Taki Reisui



© CRÉDIT - FICHE
Ecrire, c'est plus qu'un besoin, c'est plus qu'une passion. C'est une libération.
Qui je suis ...
NOM : Reisui
PRÉNOM : Taki
SURNOM: Rei
ÂGE : 14 ans
NATIONALITÉ : Français d'origine japonais
O. SEXUELLE : Homosexuel
MÉTIER EXERCÉ : Ecrivain
SECRET INAVOUABLE : Il tient un journal intime...interdiction de le lire sans son autorisation! è_é ah, et il ne criera pas non plus sur tous les toits qu'il est gay.
DÉESSE PRÉFÉRÉE : Sia.
LA VIE QU'IL ENVISAGE APRÈS ATLANTIDE : Il souhaite publier toutes sortes d'histoires, et nottamment un conte pour enfant sur Atlantide.
Ce qu'il faut savoir

14 octobre 2011
Un journal intime. J’ai toujours trouvé ça futile. C’est vrai, après tout : pourquoi raconter sa vie à un morceau de papier ? Mais finalement, je me rends compte que j’en ai besoin. Pas de parler à un « cher journal », non, mais de parler tout court. D’écrire. Je ne sais pas vraiment à qui je m’adresse. A moi, peut-être. Mais aussi a ceux qui liront éventuellement ce cahier. Même si j’aimerais éviter qu’il ne tombe dans n’importe quelle main…
Tiens, ils crient encore. A force, je ne sais même plus pourquoi. Enfin si, je le sais, mais…disons que je ne comprends pas. En fait, je ne souhaite pas comprendre. J’ai peur d’être déçu, je pense. Ah, mon père s’est interposé. Je crois que ma mère pleure. Tiens, elle a frappé mon frère. Il lui rend son coup. Cette fois-ci, c’est à mon père de crier. A ce que j’entends, Al saigne. Tous le monde crie. Je ne reconnais plus les voix qui s’élèvent, se mêlent, se confondent, se déchirent. Tiens, pourquoi je pleure ? Mon cœur se serre, se tord dans tout les sens, mais pourquoi ? Je devrais avoir l’habitude, pourtant. Par contre, j’ai mal à la gorge. Et là, je sais pourquoi. J’aimerais bien crier, mais je dois me taire.

J’aimerais partir.

15 octobre 2011
Elle est partie. Mon père m’a dit qu’elle en avait besoin pour se calmer et qu’il ne fallait pas que je m’inquiète. Mais je ne m’inquiète pas. Son départ me laisse de marbre. Tout au plus suis-je un peu heureux du silence. Est-ce que je suis un monstre ?

16 octobre 2011
Finalement, elle est revenue. Tant pis.

26 octobre 2011
Des explications s’imposent probablement. Je ne sais pas à qui je les donne, mais je pense qu’il faut que je le fasse. Peut-être que ça m’aidera à faire le point. Surtout que là, j’ai besoin de me vider la tête. Mes parents discutent, et si je me concentre sur autre chose, peut-être que ça m’aidera à ne pas entendre.

J’ai un père, j’ai une mère, j’ai un frère. Une famille, en quelque sorte. Mais une famille déchirée. Al, c’est mon frère. Je l’appelle comme ça parce que c’est plus court, mais son vrai nom, c’est Alan. Moi, c’est Taki. C’est un nom japonais, comme ma mère. Je crois que ça veut dire « chute d’eau ». Je sais parler cette langue, même si je n’ai jamais mit les pieds dans ce pays. Mes parents se sont rencontrés en France, et c’est là que nous vivons aujourd’hui.
On n’a jamais été bien proche, quand on y réfléchit. Il y a toujours eu une certaine distance. Même quand j’étais petit et qu’il n’y avait pas encore de problèmes. Ca ne me gêne pas vraiment, en fait. J’y suis habitué et je ne supporterais sans doute pas qu’on devienne trop intimes. Même si parfois, quand je vois les gens me dire qu’ils n’ont aucun secret pour leur frère, leur sœur, ou un autre membre de leur famille, ça fait un peu mal.

C’est quand Al est entré au collège que ça a commencé. Non, en fait, je reformule. Il avait déjà commencé à l’âge de 6 ans en volant dans le portefeuille de mes parents et en racontant que c’était un enfant battu à la mère d’un de ses amis, mais c’est au collège que ça à vraiment dégénérer. Vol, mensonge, mauvaises fréquentations, drogues…et pourtant, c’était un enfant poli, bien élevé, adorable, sympathique, et tout le tralala. Il fait toujours bonne impression. Il n’a pas eu une éducation différente de la mienne et nous sommes pourtant si différents. J’ai toujours eu d’excellentes notes alors que les siennes chutaient de plus en plus avec les années. Je n’ai jamais été très sociable, voir presque invisible, alors qu’il était très populaire. J’ai toujours aimé lire alors que le faire terminer un bouquin de 100 pages relevait de l’exploit. Je suis gay, il est hétéro. Je ne suis pas à l’aise avec les sentiments (à vrai dire, j’ai l’impression d’être un peu trop maladroit dans cette matière) et lui les manipule comme s’il s’agissait d’un jeu d’enfant. Le seul moyen de deviner qu’on était frère, c’était en regardant notre apparence physique. Je suis albinos et lui a les cheveux noirs, mais à part ça, nous avons exactement la même tête, malgré notre différence d’âge de deux ans.

Pourquoi est-ce qu’il a mal tourné ? Je ne saurais pas répondre. Je ne le connais pas, je ne le connais plus. L’ai-je vraiment connu un jour ? Va savoir. La différence fondamentale entre lui et moi, je la connais.
Je suis quelqu’un de franc et je n’hésite pas à dire tous ce qui me passe par la tête, au risque de paraitre sarcastique, étrange, ou même méchant. Je respecterais toujours mes promesses ou mes engagements. Lui, c’est un menteur. Un menteur qui parvient à semer le doute dans n’importe quel esprit, qui parvient à faire croire le plus énorme des mensonges à la personne devant lui. Même moi, avant, j’y croyais. Maintenant, je ne crois plus rien. Et pas seulement les paroles venant de lui. Je ne crois plus rien par peur d’être encore déçu.

25 décembre 2011

Noël. Une fête de famille sensée se passer dans la joie et la bonne humeur. La bonne blague…notre Noël à nous, on l’a expédié rapidement, comme une corvée dont on se débarrasse. On a commencé le diner à 18h30, on l’a terminé à 19heure. Les cadeaux, on les a ouverts juste après, et dix minutes plus tard chacun était retourné à ses occupations. Moi, je suis dans ma chambre. C’est la plus petite chambre de la maison, mais je l’aime bien, parce que j’y suis tranquille. Là, je suis dans mon lit, et j’écris sur ce journal. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai eu le besoin pressant de le faire.
Je me souviens du Noël dernier. Il neigeait, nous étions dehors. Les cris avaient commencés à revenir tous les jours à partir de ce moment là…pourtant, c’était partit d’une dispute futile. On marchait jusqu’à un restaurant parce que la route était trop dangereuse. Mon frère voulait fêter le nouvel an avec ses amis et il l’avait demandé. Mes parents avaient refusés. Et c’était partit pour toute la soirée. Je me souviens que ma mère marchait à une vingtaine de mètres devant moi, repartant vers la maison. Derrière moi, à une vingtaine de mètres aussi, mon père et mon frère marchaient en discutant. Moi, j’étais au milieu. Je marchais vers la maison aussi, sachant qu’il n’y aurait pas de restaurant pour ce soir. J’avais la tête levée vers le ciel qui était ce soir-là d’un gris sombre. Les flocons, emportés par le vent, tourbillonnaient dans une étrange arabesque.

A travers les larmes, cette vision m’apaisait.

2 janvier 2012
Le nouvel an de cette année n’a pas été plus joyeux que l’avant-dernier Noël. Peut-être même pire. La, les cris sont encore plus fort qu’avant. Ils ne se sont pas arrêtés depuis hier et cette fois-ci, c’est mon frère qui a frappé le premier ma mère. Moi, je me suis enfermé dans la salle de bain. J’aurais été à côté d’eux, ça aurait probablement été pareil : je deviens de plus en plus invisible, de toute manière. Mais au moins, je n’aurais pas à les voir. Je me regarde dans le miroir et je m’aperçois que mon regard semble un peu éteint. Je pleure, mais mon cœur ne se serre pas. Je ne comprends pas. Peut-être que les larmes sont devenues un réflexe, une sorte d’habitude. Je me regarde droit dans les yeux et je me demande depuis combien de temps je n’ai pas souris. J’essaye de relever les commissures de mes lèvres, mais tout ce que je parviens à faire, c’est une sorte de grimace peu convaincante. Je renonce, et je m’assieds sur le sol froid de la pièce. Je veux partir. Je veux m’enfuir. Je ne peux pas rester dans cette maison qui n’est plus la mienne. Je n’existe plus ici. Même si les cris ne me sont pas adressés, même si ce n’est pas moi qui reçois les coups, je suis déchiré. En fait, c’est comme si j’étais pris au milieu d’une tempête. Ce n’est pas moi qui l’ait déclenchée mais je suis prit dedans sans rien pouvoir y faire. J’ai beau essayer de crier, ma voix est étouffée au milieu de tout le reste et personne ne m’entend. Je ne peux pas m’en échapper, peut-être par manque de courage. Je ne peux rien faire et je me contente d’être emporté dans tous les sens, immobile, invisible.

Je veux exister. Je veux partir. Je veux être libre.

3 janvier 2012
J’ai fait un rêve étrange, cette nuit, alors que je dormais sur le carrelage froid de la minuscule pièce qui me servait de refuge. J’étais assis sur une chaise dans un monde blanc. Peut-être que ce n’était qu’une pièce, mais en tout cas, je n’en distinguais pas les contours. En face de moi, il y avait trois femmes. Elles dégageaient une aura étrange et je sentais qu’elles avaient quelque chose de différent des autres. L’une avait des cheveux d’un roux flamboyant, et me souriait d’une manière étrange. En la regardant, je me sentais mal à l’aise, comme si elle réveillait en moi quelque chose que j’avais cherché à étouffer depuis bien longtemps. Une autre avait de longs cheveux noirs et me regardait froidement, l’air peu aimable. La dernière avait les cheveux blancs, tout comme moi. Son regard n’exprimait rien en particulier et c’est sur elle que je m’arrêtais. J’avais l’étrange impression que…plus j’y repense, plus c’est difficile à décrire. Je crois qu’elle était un peu comme cette neige que j’avais aperçu, ce fameux soir de Noël. Elle m’apaisait étrangement. Je crois…que ce n’était pas le genre de personne qui se mettait à crier. Je me trompe peut-être, mais j’avais l’impression qu’elle connaissait la valeur du silence. C’est elle qui s’était approché de moi. D’un ton calme et monotone, elle m’avait donné rendez-vous à la gare.
Je sais que ce n’étais pas un rêve banal. Et même si je me trompe, j’irais à ce fameux rendez-vous. Après tout, je n’ai plus rien à perdre, et si jamais rien ne m’attend là bas, je prendrais quand même le train.

4 janvier 2012
Je suis à la gare, mais je ne suis pas seul. Autour de moi, il y a d’autres enfants et adolescents qui n’ont pas l’air de comprendre grand-chose à ce qui se passe. Moi non plus, d’ailleurs, mais j’ai la sensation qu’un grand changement va avoir lieu.
Le train arrive, et j’espère qu’il m’emmènera loin d’ici.

10 janvier 2012
Cela fait six jours que je suis à Atlantide, et j’ai encore parfois l’impression que cette nouvelle réalité n’est qu’un rêve dont je vais bientôt me réveiller. Ici, tout est différent. Dans les rues, il n’y a aucun adulte, et je pense que la personne la plus âgée que j’ai croisée devait avoir aux alentours de 18 ans. Les seuls cris que j’entends sont ceux que poussent les enfants quand ils s’amusent. Là, je suis assis près d’un lac, un peu en dehors de la ville. Mon journal ne me quitte plus, mais désormais, j’ai d’autres cahiers avec moi. Je compte écrire. Plus seulement pour parler, mais aussi pour raconter. Beaucoup diront que c’est la même chose, mais je crois qu’il y a une nuance. Je veux raconter des histoires qui plongeront mes lecteurs dans un autre monde. Comme ça, s’ils se sentent mal, ils pourront s’échapper quelque instant de leur réalité pour entrer dans mon univers. Des auteurs l’ont fait pour moi et maintenant, c’est mon tour de faire quelque chose pour les autres.

Etrangement, ma deuxième rencontre avec les sœurs me revient à l'esprit. Je sais qu’elles sont sœurs parce que j’ai eu vent de la légende d’Atlantide. On raconte que ce sont trois déesses, Alaska, Sia, et Rea, qui ont créé ce lieu pour offrir un refuge aux enfants perdus de « l’autre monde », comme je l’appelle maintenant. J’ai décidé de croire à cette histoire à dormir debout. Je ne sais pas trop pourquoi, mais je n’éprouve pas le moindre doute quand à leur existence. Peut-être parce que c’est la seule explication possible, mais peut-être aussi parce que je veux croire qu’il y a bien des gens qui veillent sur nous. Et puis savoir que Sia existe vraiment me réconforte un peu. Bref. Dans mon second « rêve », quand j’étais dans le train, elles m’ont posé une question étrange.

" Pourquoi avez-vous mérité qu'on vous sauve de cet enfer, pourquoi avez-vous mérité qu'on vous délivre de cette peur qui vous habite ? "
Je leur ais répondu quelque chose de tout aussi étrange. Quelque chose qui sortit de ma bouche sans que je prenne la peine d’y réfléchir, quelque chose qui venait de ce qu’il me restait de cœur.

« Parce que je ne connais rien d’autre que cet enfer et que j'aimerais savoir si la vie vaut vraiment la peine d'être vécue.»
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MessageSujet: Re: Taki Reisui   Dim 22 Jan - 6:07

Toutes mes félicitations jeune homme, tout est en ordre. Tu as fait plus que ce que l'on demandait, et c'est très bien ~ Maintenant tu peux faire une demande de logement, Alaska se chargera de te l'approprier. Et si tu as des questions, n'hésite pas à me les poser, je ne mords pas :B (Ou presque pas.) Validé !

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    " Tu ignores sans doute que tu n'as aucun moyens ici, Invité ? Car naturellement, tous les moyens m'appartiennent. "

En r'tard, en r'tard, j'ai RDV quelqu'part ...


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Taki Reisui

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